Peu de réalisateurs peuvent se vanter d’avoir une influence sur le cinéma contemporain comparable à celle de Quentin Tarantino. Son style incomparable, fait de violence explicite, de grands acteurs et de récits souvent non linéaires, vient de son immense amour pour le septième art, qui transparaît clairement dans ses films. Les films de Tarantino regorgent souvent de petits détails qui alimentent les discussions entre fans : des éléments apparemment secondaires, qui ajoutent une aura de mystère et rendent ses films encore plus fascinants. Ce sont précisément ces petites touches qui ont contribué à donner vie à une infinité de curiosités, d’interprétations et de moments cachés à analyser avec soin.
Ces dernières années, on a beaucoup parlé de la fameuse « règle des dix films », avec laquelle le réalisateur déclarait vouloir limiter sa carrière. Cependant, l'aspect le plus discuté reste l'énorme quantité de théories qui gravitent autour de ses films. Certains tentent d'expliquer des scènes ambiguës, d'autres tentent de relier ses histoires entre elles ou d'interpréter sa façon de jouer avec le cinéma. Il existe des idées étonnamment convaincantes, tandis que d’autres sont décidément plus imaginatives. Voici cinq des théories les plus intéressantes nées autour du cinéma de Quentin Tarantino.
The Hateful Eight est en fait un remake de The Thing
Selon une théorie très répandue, The Hateful Eight serait une sorte de remake caché de The Thing, le célèbre culte de John Carpenter. Tout en remplaçant la science-fiction par un décor occidental, les deux films partagent un fort sentiment de paranoïa chez les personnages, isolés dans un endroit reculé et enneigé. Les similitudes entre leurs fins respectives sont d’ailleurs souvent citées comme preuve à l’appui de cette théorie, ce qui rend le parallèle entre les deux films vaguement plausible.
Inglourious Basterds crée la chronologie alternative de l'univers de Tarantino
Quentin Tarantino a expliqué que certains de ses films se déroulent dans un univers « plus réel que réel », tandis que d'autres sont des films de fiction au sein de cet univers. Une théorie très intéressante suggère que la fin d'Inglourious Basterds, dans lequel la Seconde Guerre mondiale se termine un an plus tôt grâce à l'assassinat d'Hitler, établit une chronologie alternative. Selon cette interprétation, cette conclusion brutale et soudaine aurait contribué à créer une société moderne insensible à la violence, ce qui expliquerait le ton extrêmement cru de films comme et . Parmi les nombreuses spéculations des passionnés, celle-ci est probablement l’une des plus logiques et des plus difficiles à réfuter.
Pulp Fiction et Reservoir Dogs ont lieu le même jour
Reservoir Dogs et Pulp Fiction sont deux des films emblématiques des années 90. Ils ont consacré Quentin Tarantino dans l'Olympe des grands réalisateurs et sont un concentré de citations iconiques, de personnages mémorables et de rebondissements narratifs surprenants. Cependant, une théorie prétend que les liens entre les deux chefs-d’œuvre sont bien plus profonds qu’il n’y paraît. Selon cette interprétation, les deux films se dérouleraient le même jour. L'indice principal serait la scène dans laquelle Vincent (John Travolta) et Jules (Samuel L. Jackson) conduisent une voiture couverte de sang sans être arrêtés par la police : certains fans spéculent que les policiers sont occupés à gérer le vol raconté dans . Pour renforcer l'idée d'un univers partagé il y a aussi un détail désormais connu des fans : Vincent Vega est le frère de Vic Vega, plus connu sous le nom de Mr. Blonde (Michael Madsen) dans .
Bill ne meurt pas réellement dans Kill Bill Vol. 2
Parmi les théories les plus populaires sur Kill Bill : Vol. 2, c'est que Bill (David Carradine) ne meurt pas vraiment à la fin du film. Selon certains fans, la technique des « Cinq coups au cœur » utilisée par Beatrix (Uma Thurman) ne fonctionne pas vraiment, et la mort du personnage n'est qu'un piège pour permettre à la femme de lui enlever sa fille. Plusieurs petits détails du film semblent conforter cette interprétation, ce qui en fait l'un des plus convaincants parmi ceux liés au cinéma de Tarantino.
La fin de Once Upon a Time in Hollywood pourrait être une hallucination
La fin de Once Upon a Time in Hollywood représente l'un des exemples les plus évidents du style narratif du réalisateur. Cependant, une théorie soutient que ce que nous voyons n’est pas entièrement réel. Peu avant la bataille finale avec les partisans de la famille Manson, Cliff Booth (Brad Pitt) prend une dose de drogue hallucinogène. Selon certains téléspectateurs, cela ferait du personnage un narrateur peu fiable. L’hypothèse expliquerait la série d’événements improbables qui semblent tous jouer en sa faveur, notamment sa force quasi surhumaine lors du combat.