Une promenade dans le temps

Par les créateurs de Tad l’explorateur, l’animation espagnole s’accorde avec le plaisir honnête de The Mummies. Notre avis.

Dans la Cité des morts-vivants, malgré le nom inquiétant, un seul royaume souterrain peuplé de momies qui vivent comme au temps de l’ancienne Egypte, Thut est un ancien conducteur de char qui ne vit que de gloire passée, avec son jeune frère et un bébé crocodile. L’Arabe Phénix pour un malentendu le choisit comme fiancé à la princesse Nefer, fille du pharaon, mais les deux se détestent farouchement : ils seront contraints de collaborer lorsque la bague de fiançailles est volée par un archéologue qui a découvert l’accès au royaume souterrain. Le groupe se retrouvera de nos jours Londresassez perplexe… mais peut-être pas trop.

Le titre international officiel est juste « Momies » et en effet ces Momies – Une promenade dans le temps ils ne voyagent pas littéralement à travers les âges comme le suggère le titre italien, mais le premier film du animation de basebasé à Guadalajara en Espagne, joue toujours sur le contraste entre deux époques différentes: après tout, nos protagonistes incarnent les leurs pour l’éternité ! Dans le groupe qui a créé ce dessin animé, des auteurs qui ont remporté ces dernières années des honneurs dans le domaine deAnimation CGIaméliorant progressivement sa qualité technique : le réalisateur Juan Jesus García Galocha il a été par exemple le directeur artistique de Les aventures de Taddeus l’explorateur (2013) e Thad l’explorateur et le secret du roi Midas (2017), et ici aussi il garde la même fonction, confirmant une fascination pour récits historiques humoristiques: le goût est évidemment partagé avec les scénaristes Jordi Gasull et Javier López Barreira, qui ont également baptisé Taddeo avec lui. Imaginons qu’ils soient tous les trois parmi les « cinq fous » qui, comme indiqué sur la page Facebook de Core Animation, ont décidé de monter leur propre studio d’animation.

En train de regarder Momies – Une promenade dans le temps son courage peut être soutenu. La capacité technique de l’équipe apparaît évidente et, même si dans les plus gros totaux il y a un certain manque de détails (surtout des figurants), animation et création de personnages ils sont capables de supporter le coup de la concurrence : pas celle nord-américaine, mais certainement celle de la moyenne des productions européennes. Parfois, la direction et le montage ont brusquement accélérations, mais en gardant à l’esprit à quel point les temps comiques étirés pèsent parfois sur la concurrence susmentionnée, Galocha a préféré appuyer sur la pédale d’accélérateur pour ne pas se tromper, et il ne peut être blâmé. En revanche, le rythme soutenu peut vous sauver lorsqu’une histoire qui part de prémisses imaginatives n’est pas toujours à la hauteur de celles-ci dans son développement.

Il y a de bons soins dans le dynamique entre Thut et Nefer: ce n’est certainement pas une surprise (du moins pas pour les plus grands) qu’après les premières escarmouches les deux découvrent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, cependant le stéréotype est adapté à lal’émancipation féminine de la narration contemporaine. Nefer rêve de pouvoir chanter et se rend compte que Thut, bien que protecteur et héroïque à sa manière, est le premier homme qui ne lui impose pas de voie, à tel point qu’elle lui rend la pareille en lui donnant un coup de main pour se tirer d’affaire. Il est également appréciable que l’histoire ne se résolve pas avec un abandon de son monde, mais avec une assouplissement de ses règlesalimentée par le contact avec « l’autre » monde, avec Londres.
Tout cela ne rend pas The Mummies particulièrement significatif, mais les voyages de ses héros aident à compenser la faiblesse d’autres aspects, tels que le méchant terne avec deux laquais aux cachinnos répétitifs, la caractérisation immémoriale de certains personnages secondaires et quelques des chansons pop qui dans la version italienne perdent inévitablement la synchronisation labiale avec les animations, pour un effet plutôt disgracieux. Nous avons préféré l’anarchie sauvage et un peu plus réussie de Argonuts par le studio TAT ​​de France, mais les plus jeunes téléspectateurs négligeront les défauts des joyeuses mésaventures de ces momies très humaines… et il n’y a aucune raison pour qu’ils mettent en favori.