Images d’archives en 4/3, marquées par le temps et témoins du millésime. Une histoire qui résonne encore, sous la forme d’une légende vitale racontée par les baby-boomers de la Riviera, mais aussi par les nombreux qui chaque week-end ils avaient des soirées à Riccione, au Cocoricò, venant de Rome ou de Gênes, ou encore plus loin. pouquoi dans les années 90, il n’y avait pas d’endroits comme ça, des discothèques où « après tu entrais et tu ne savais pas ce que c’était, mais c’était sympa ». Et il n’y en a probablement pas aujourd’hui.
Là Salon international du nouveau cinéma de Pesaro démontre son âme bigarrée en proposant le documentaire Bandes Cocoricò De François Tavelle. Une production à un peu plus de zéro kilomètre (de la mer), qui a impliqué les Romagnols Le film de fureur de Césène et Studio Coucher de Soleil de Forlì, soutenu par le Région Émilie-Romagne et aussi aidé par un crowdfunding très participé. Cocoricò, en fait, reste toujours un lieu emblématique de la génération X, autrefois de la musique techno. La première étape a eu lieu le dimanche 18 juin à Pesaro, pour ensuite partir en tournée dans les festivals et théâtres de toute l’Italie.
Le film est né de la découverte « au hasard » de VHS contenant des images inédites et amateurs des années 90, raconte le temple de la musique techno, sa valeur culturelle, sociale, politique, et la génération qui l’a vécu. Grâce à la combinaison d’un large répertoire de documents d’archives inédit avec entretiens avec quelques protagonistes de cette période, met en évidence la nature particulière de lieu d’expression artistique, politique et sociale de cet endroit. Un réceptacle des désirs, des espoirs et des rêves de toute une génération ».
Une pyramide juste à l’intérieur de Riccione qui a marqué une décennie cruciale, ouverte avec le sursaut d’énergie de la chute du Murpuis passant en 1996 de la participation en tant que représentant de l’Italie à Défilé d’amour précisément de ce Berlin qui représentait un présent obstinément tourné vers l’avenir, après avoir rompu avec le passé. La guerre froide qui vient de se terminer, le rêve de paix et la « fin de l’histoire » dans un seul « empire occidental » sans plus de conflits en vue. Un rêve dont le monde s’est bientôt réveillé, et Tavella lui-même nous en parle dans Bandes Cocoricòavec quelques images de l’attentat des Twin Towers à New York en 2001, alors que la Pyramide avait déjà perdu sa charge énergétique et, avouons-le, magique.
Dans le film les protagonistes de l’époque sont interviewés, le réalisateur Renzo Palmieri, le pr Silvia Minguzzi Et Giuseppe Moratti et Nicoletta Magalotti alias NicoNote, marraine de la salle et le Prince Maurice, l’interprète par excellence. Mais surtout, le directeur artistique qui a marqué la révolution Cocoricò, Loris RiccardiCe a fait d’une salle de bal traditionnelle un lieu de réflexion artistique, où la diversité était célébrée chaque week-end, accueillant des artistes et des écrivains, des gens ordinaires et des curieux en quête de nouvelles modes.
Un lieu différent, né pour faire « le contraire des autres, un lieu pour les jeunes » de l’époque, dont on se souvient encore aujourd’hui. Une place, tout le monde le répète, dans les documents d’archives comme dans les entretiens réalisés aujourd’hui, dans lequel « se sentir libre, se sentir bien, sans règles de comportement autres que d’être soi-même”. Différentes personnes en quête de catharsis qui se trouvaient au même endroit, et peut-être, comme le dit un témoin, «à force d’être toi-même une fois, deux fois, trois fois, dix fois à l’intérieur, puis tu as commencé à être toi-même à l’extérieur aussi”.
Puis il y a eu la drogue, non démentie, mais le sens était un divertissement actif, un gentil « enfant à la paix intellectuelle », après une semaine dans les rangs l’occasion de sortir et de se sentir, le temps d’une soirée, libre.