Cette fois, Po doit réfléchir à sa succession : la tentation de reporter est forte. Est-il temps pour une dernière aventure ? DreamWorks Animation rejoue un de ses atouts avec le nouveau Kung Fu Panda 4… et dans l’ensemble, ça marche toujours. Notre avis.
Pour Peu le moment est venu de choisir son successeur guerrier Dragonl’enseignant Shifu l’encourage. Mais Po aime toujours beaucoup son travail, il ne voudrait même pas s’y préparer passage de témoin: l’arrestation d’un voleur habile, le renard zhen, lui donne cependant la possibilité de tout reporter. Zhen est le seul à savoir comment faire face à une terrible menace, le Caméléon, une puissante sorcière qui est sur le point de conquérir le monde. Po et Zhen partent immédiatement, tandis que Les deux papas de Po ils ne font pas confiance à 100% en sa capacité à résister à l’épreuve la plus terrible que le panda ait jamais affrontée… et ils surveillent ses arrières !
Nous attendions cela avec une certaine inquiétude Kung Fu Panda 4qui pour la première fois dans la saga est réalisé par Mike Mitchell et le nouveau venu Stéphanie Stine (ancien artiste d’histoire entre Disney et Netflix). Pas tellement pour le solidité prouvée du protagoniste et ses personnages secondaires amusants, dont les pères Ping et Li, autant que pour un moment d’impasse dans le Animation DreamWorks: vers une 2022 explosive avec les meilleurs Dommage Et Le Chat Botté 2une année 2023 en sourdine a suivi avec les plus faibles Ruby Gillman Et Trolls 3. Nous sommes heureux que cette quatrième aventure de Po relève la barre, non pas dans le sens visuel expérimental que nous avions goûté il y a deux ans malheureusement, mais certes dans une narration plutôt convaincue, dans un emballage sans recherche, mais qui sonne les bonnes cordes sans effort.
Nous apprécions le thème de passage de témoinqui est fondamentalement une déclinaison beaucoup plus légère et douce de près de la fin: pour le chat Botté le sujet avait, sans surprise, pris la forme d’un mort de loup. Po réagit en restant lui-même face à ce qui est en fait plus drôle métaphore de la retraite qui approchevers une dimension de «sagesse » qui dans de nombreuses cultures (occidentales ou orientales) est associé àvieillesse. L’originalité ne doit pas être recherchée dans les thématiques, notamment dans les contextes de ces œuvres à gros budget, mais plutôt dans la déclinaison spécifique du message sur un forte caractérisation, qui soutient un récit en série, une saga comme Kung Fu Panda l’est désormais. Là La légèreté d’esprit de Po est contagieusecontinuez à en faire un protagoniste intéressantpeut-être encore plus naïf dans l’inévitable voix italienne de Fabio Voloqu’il remplace toujours Jack Black. Po reste l’homme moyen confronté à des menaces qui n’ont rien de moyenrépondant avec une joie de vivre instinctive et sans méchanceté : le scénario d’Aibel – Berger – Lemke ne le protège pas des ennuis pour cette raison, en fait les risques pour lui augmentent même, précisément parce que il fait trop confiance à tout le monde. Cela rend la revendication de sa « manière », de sa façon d’aborder les choses, plus significative et plus solide pour le bien du film et du public. Cela fonctionne très mal dans ce sens Caméléonmême dépourvu de cette éthique quelque peu mystique qu’avaient les autres antagonistes de Po : c’est littéralement son l’opposé de.
Ayant sécurisé le cœur du film, les auteurs ne se soucient pas beaucoup de construire autour de lui. le spectacle habituel que tout le studio sait qu’il peut donner : l’accent est mis sur séquences d’action C’est sur rythme infernal, ce qui reste un bon moyen de pallier quelques ralentissements de l’intrigue, avec une vivacité assurée par l’un des meilleurs départements d’animation américains. Dans plus d’un cas, cela se rapproche le chaos comme une fin en soimais parlant d’un « Kung Fu Panda« , le scènes de combat ils le sont toujours central dans l’expérience, on a donc envie de fermer les yeux sur le rythme anxiogène. Les sentiments viennent quand ils doivent venir, les rires aussi, et le slogan grotesque de « doux lapins » on n’oublie pas. Surtout, ça laisse sans voix couverture rigide De Jack Black pour le « Bébé encore une fois » De Britney Spearsau générique de fin : on s’amuse plus quand on a le sentiment que le plaisir sincère commence déjà par celui qui a créé le film.