les différences entre le livre d'Umberto Eco et le film culte d'Annaud

Le Nom de la Rose, Film de 1986 réalisé par Jean-Jacques Annaud peut être considéré à tous égards comme un véritable culte, un grand classique intemporel de l'histoire du cinéma. Librement inspiré du premier roman du même nom d'Umberto Eco, le réalisateur a vu dès le début son potentiel, réussissant à transformer un roman philosophique dense en un thriller gothique-historique captivant aux implications inattendues, en simplifiant la structure narrative et en le rendant plus « populaire » et « accessible » à tous, malgré la complexité des sujets abordés. Le film a connu un succès extraordinaire dans toute l'Europe, notamment en Italie, pour lequel il a remporté plusieurs prix et distinctions, dont un Écran d'or, un Prix du cinéma bavarois pour la meilleure production à Bernd Eichinger, une Lola pour le meilleur film et une Lola pour le meilleur acteur à Sean Connery dans le cadre du Deutscher Filmpreis, trois rubans d'argent pour la meilleure photographie, les meilleurs costumes et la meilleure scénographie. Et encore, quatre David di Donatello pour la meilleure photographie, les meilleurs costumes, la meilleure production et la meilleure scénographie, un César du meilleur film étranger pour Jean-Jacques Annaud et deux BAFTA Awards pour le meilleur acteur dans un rôle principal pour Sean Connery et le meilleur maquillage pour Hasso von Hugo.

Le Nom de la Rose, avec Sean Connery : de quoi parle le film ?

Nous sommes en 1327 et, en Dans une abbaye bénédictine isolée des Alpes, une importante dispute au sujet de l'Ordre Franciscain est sur le point d'avoir lieu mais la réunion est bientôt mise en péril par une série de meurtres terribles qui choquent le monastère. Pour découvrir qui se cache derrière ces morts mystérieuses, on les appelle Guillaume de Baskerville (Sean Connery) et le son novice, Adso da Melk (Christian Slater). Puisque tous les cadavres ont été retrouvés avec des doigts et des langues d’un noir intense, les moines sont terrifiés à l’idée que les meurtres puissent être l’œuvre du mal.

Dans un premier temps, les enquêtes de Guillaume ils se concentrent sur la dernière victime, le jeune miniaturiste Adelme. L'homme estime que sa mort est le résultat d'un suicide volontaire mais ne dispose d'aucun élément valable pour étayer sa thèse. Mais les deux continuent d'enquêter et de chercher des preuves jusqu'à ce que l'abbé décide de retirer l'affaire. Guillaume le confier à l'inquisiteur Bernando Gui, parce que je ne suis pas d'accord avec l'hypothèse que le meurtrier est caché dans le couvent. Cependant, Guglielmo et Adso ne se découragent pas et continuent d'enquêter, découvrant finalement la vérité derrière ces morts mystérieuses et cet environnement monastique plutôt suspect.

Le Nom de la Rose, d'après le roman d'Umberto Eco : différences entre livre et film

Le Nom de la Rose est vaguement basé sur le premier roman du même nom d'Umberto Eco et en diffère sur plusieurs aspects. Partant de la structure narrative qui dans le film est simplifiée par le réalisateur pour des raisons cinématographiques et par volonté de concentrer l'attention sur le fil jaune et enquêteur des enquêtes dans le monastère au détriment des réflexions sur la sémiotique et la philosophie présentes dans le livre ; pour passer aux personnages, dont certains dans le film sont décrits différemment à des fins narratives, comme Adso qui ici est jeune et prêt à agir avec son maître, tandis que dans le livre il est plus âgé et raconte ce qui s'est passé des années auparavant ou comme la fille qui attire Adso et qui dans le film a un rôle plus important et son lien avec le garçon est souligné. Pour arriver au grand final : dans le film l'incendie qui détruit toute la bibliothèque est souligné et mis en valeur et l'histoire se termine sur des tons plus rassurants, dans le livre il est vu comme la fin d'une époque culturelle qui laisse un sentiment d'incertitude et d'inquiétude.