Jusqu’où un père est-il prêt à aller et que est-il prêt à faire pour sa fille ? Un père qui, après une séparation, ne peut plus la voir tous les jours et vit une situation de précarité économique soudaine. Marino (Edoardo Pesce), se rendant compte qu'il ne peut plus gérer sa vie privée, prend une décision radicale : devenir un criminel. Voici ce qui se passe dans le film dramatique réalisé par Fabrizio Moro et Alessio De Leonardis, mardi et vendredi.
Mardi et vendredi, réalisé par Fabrizio Moro et Alessio De Leonardis : de quoi parle le film ?
Marin il traverse une période très particulière de sa vie : il s'est récemment séparé de sa femme Simona, c'est pourquoi il ne peut voir sa fille que deux jours par semaine, le mardi et le vendredi. De plus, comme certains impôts n'ont pas été payés dans le passé, il se retrouve contraint de fermer son entreprise, un atelier de motos. Mais les difficultés économiques s'accentuent et Marino se rend vite compte qu'il est incapable de gérer sa vie privée. Il en vient ainsi à prendre une décision radicale : rejoindre une bande criminelle, avec laquelle il commet plusieurs vols dans des supermarchés, en l'utilisant comme conducteur de moto pour l'évasion. Mais à long terme, parviendra-t-il à maintenir cette « double vie » qui est la sienne ? Et surtout, n'y aura-t-il pas des répercussions sur sa relation avec sa fille ?
Mardi et vendredi : comment la frontière entre le bien et le mal devient très mince face au désespoir
Mardi et vendredi mettent en avant la condition de nombreux pères qui, après la séparation, ne peuvent plus voir leurs enfants tous les jours et vivent dans une situation de précarité économique soudaine. Il peut y avoir de nombreuses difficultés dans la vie et une personne, prise par le désespoir et pensant qu'elle n'a pas d'autres solutions et alternatives, finit par penser et faire des choses impensables qu'elle n'aurait jamais imaginé faire dans la vie. Ici, la frontière entre le bien et le mal, entre le bien de ses enfants et la possibilité d'agir illégalement, devient très mince, montrant jusqu'où un père est prêt à aller et ce qu'il est prêt à faire pour l'amour inconditionnel de ses enfants, même en faisant des choix extrêmes et illégaux. Marino, en effet, n'est pas un criminel par nature mais simplement un homme solitaire et désespéré, sans issue (apparente), qui se sent abandonné par tout et par tous, y compris les institutions, et pour cette raison il choisit et décide d'emprunter le chemin le plus improbable, mais le plus « facile et immédiat » du moment.