Même si à première vue cela pourrait avoir à voir avec le film culte Bodyguard de 1992 avec Kevin Costner et Whitney Houston et, dans un certain sens, le titre le rappelle, How to Kill the Bodyguard repose sur un genre complètement différent, sur l'ironie et la dynamique du « buddy movie » entre les deux protagonistes, Ryan Reynolds et Samuel L. Jackson. Mais voyons de quoi il parle.
Comment je vais tuer ton garde du corps : intrigue du film
Michael Bryce (Ryan Reynolds), autrefois l'un des meilleurs gardes du corps du marché, tombe en disgrâce suite à une mission qui a mal tourné : deux ans plus tôt, un client japonais est décédé sous sa protection et depuis, Bryce n'accepte plus de missions et de missions à haut risque. Mais tout change lorsqu'il décide d'accepter le poste d'escorte Darius Kincaid (Samuel L. Jackson), un tueur à gages, d'Angleterre au Tribunal international de La Haye. Kincaid doit témoigner contre le dictateur fou d'Europe de l'Est Vladislav Dukhovitch (Gary Oldman), qui veut qu'ils soient tous les deux morts. Ils ont vingt-quatre heures pour le faire mais tant que les deux jurés ennemis ne finissent pas par s'entre-tuer avant…
Parce que le film Comment tuer le garde du corps n'est pas seulement le film d'action classique
Comment tuer le garde du corps n'est pas seulement un film d'action classique, mais se joue à plusieurs niveaux de lecture et d'interprétation. Outre une composante purement ironique et la dynamique du « buddy movie », le film réalisé par Patrick Hughes explore et met en scène le contraste entre deux personnalités, modes de vie et visions du monde complètement différents. D'un côté, Michael Bryce est obsédé par le contrôle, la sécurité et la planification maniaque ; Darius Kincaid, quant à lui, est à l'opposé, il vit et suit son instinct, il fuit les règles et une vie prévisible et bien organisée. Le premier protège très souvent les criminels mais se définit comme un véritable professionnel ; le second tue pour gagner sa vie mais estime qu'il ne fait qu'éliminer les gens qui méritent de mourir.
Entre les deux il n'y a pas de bon et de mauvais et le film n'entend pas donner une sentence certaine et définitive, mais laisse la tâche ardue au spectateur qui, selon son expérience et son point de vue personnel, saura en donner une interprétation plus ou moins correcte. Le film insiste plus que tout sur la relation entre les deux protagonistes qui, bien qu'opposés l'un de l'autre et ennemis jurés depuis des années, finissent par unir leurs forces et collaborer pour le bien commun, allant presque jusqu'à mettre de côté leurs désaccords et à éprouver un étrange sentiment de tolérance.