Avis Nimona

Né des cendres de Blue Sky Studios, récupéré par Netflix avec Annapurna Pictures, Nimona est une adaptation spectaculaire et artistiquement solide du roman graphique du même nom de ND Stevenson, publié en Italie par Bao.

Dans un monde où traditions médiévales Et haute technologie coexistent, les chevalier Ballister Boldheart est sur le point de recevoir la plus haute distinction de la Reine : défenseur du royaume, un destin inattendu pour celui qui n’a pas de sang noble. Cependant, quelqu’un fait intégrerce qui en fait un fugitif à qui il tourne même le dos son potel’autre chevalier Filet d’or d’Ambrosius. Son seul espoir est une coalition difficile avec Nimonaun métamorphe déchaînéparia de la société, car il se trouve maintenant…

Il y a des projets qui ne veulent tout simplement pas succomber : démarrés en 2015, désormais lointain, Nimona rejoint le club à part entière, qui nous est enfin parvenu après un tremblement de terre productif auquel ses dirigeants Nick Bruno Et Troy Quane ils ne voulaient pas se coucher. En fait, ils étaient les pleureuses Studios du ciel bleu d’acquérir les droits de transposition au cinéma du webcomic du même nom (plus tard romans graphiques) De ND Stevenson pour Fox, seulement pour subir des ajournements continus de son travail, jusqu’à ce que le Disney, néo-propriétaire des actifs de la Fox et donc du Blue Sky, n’a pas décidé début 2021 de fermer ce dernier et de condamner de fait ce long métrage aux oubliettes. L’Photos de l’Annapurna n’est pas resté les bras croisés et a trouvé le financement nécessaire en Netflix Pour terminer le filmavec un travail d’animation réalisé et/ou complété par des studios britanniques DNEG. Nimona est là et elle brille.

Au-delà des sujets que j’aborderai tout à l’heure, Nimona détourne en fait de son contenu grâce à l’une des plus belles et des plus inspirées direction artistique et animation qui ait été récemment vue dans des dessins animés à gros budget: fonctionne comme Spider-Man à travers le Spider-Verse nous nous habituons à une approche beaucoup plus stylisée de CGI, et ici les auteurs apportent une contribution forte et confiante à cette expérimentation. Le style de dessins de personnages renvoie directement àAnimation 2D à main levée des années 90, mais ce n’est qu’une simulation techniquement irréprochable, car le film est animé en CGI : la douceur des formes et des mouvements nourrit pourtant l’illusion d’une excellente manière. Surtout dans le cas de l’irrépressible co-protagoniste métamorphe, la dernière étape d’une tradition qui a ses racines dans le mutations de Merlin et Maga Magò dans le L’épée dans la pierre. Un mouvement perpétuel d’expressivité. Esthétiquement peut-être la recherche sur les ambiances n’est-elle pas au même niveau, car la fusion du moyen-âge et de la science-fiction a les bonnes formes mais un rendu trop maigre à notre avis, cependant certaines idées de la photographie, quelques explosions d’hyperréalisme chromatique sauvent la situation. Nimona se laisse regarder, et les échos de la Marcheurs de loups par Tomm Moore, pas seulement esthétique.

Né du travail d’une personne non binaire, ND StevensonNimona est déjà devenu un film emblématique de la communauté LGBTIQA+. Quiconque a aimé le roman graphique (publié en Italie par BAO), se réunira cependant beaucoup de changements à l’histoire originale dans le scénario de Robert L. Baird Et Lloyd Taylor, sur un sujet retravaillé par Marc Haimes. Pas de trahison au sens plein pour autant : ayant coproduit le dessin animé, Stevenson a béni chaque changement, affirmant qu’il a déjà raconté son histoire une fois dans la BD, et qu’il n’est pas tant intéressé à respecter servilement la matière qu’à le respect de son sens ultime. L’explicite relation homosexuelle entre Boldheart et Goldenloin ce sera celui qui suscitera le plus de discussions, mais ce n’est qu’un écho de ce sens ultime. Le film porte son nom : Nimona n’a pas de forme, elle ne peut pas être cataloguée, c’est effrayant, il ne peut pas atteindre les autres. Le scénario nous avertit d’un danger que Zootropolis a déjà évoqué sur différents sujets : bombarder quelqu’un d’une étiquette négative peut l’amener à incarner sérieusement son pire côté. Stevenson a créé Nimona comme un désespoir spontané incarnation et métaphore du genre fluideet c’est thématiquement dans le film le plus important de l’élément gay, sur lequel le débat risque de se fossiliser devant ce long métrage.

Nimona est uneexplosion de vitalité et les auteurs laissent sa gaieté, son incapacité à rester en place, son geste instinctif, son corps féminin originel « tout en courbes », ses souffrances dire ce qu’elles doivent aux adultes, laissant aux petits « seulement » un personnage bizarre et rigolo (animé de manière professionnelle, nous le répétons). Il faudra des années à un petit spectateur pour réaliser le sens de contraste métaphorique entre une société médiévale et une architecture urbaine futuriste, dans les bidonvilles presque hésitants de Blade Runner. Nimona dépasse finalement le rôle de drapeau LGBTIQA+, car il reste marginalisé même dans la société du film qui ne se soucie pas du lien entre les deux chevaliers. est lesymbole de conte de fées éternel qui nous pousse à connaissance au-delà de la surface: naît au loin, traverse La belle et la bête… et a essentiellement apporté leElsa De congelé devenir une icône gay malgré lui, malgré le fait que le thème du dessin animé de Disney n’ait jamais été explicitement abordé. Nimona est un film plus explicite pour aborder les nouveaux enjeux de société, mais il est tout aussi clair pour souligner ce que désir d’être compris, ne pas être pris pour acquisêtre connu pour qui nous sommes, nous nous unissons tous vraiment.