Il arrivera au cinéma le 14 septembre La Grande Oursele nouveau film du réalisateur français Philippe Garrelpère de Louiségalement dans le film avec ses sœurs.
Présenté en première mondiale à Berlinale en février dernier, La Grande Ourse a valu à Garrel leOurs d’argent du meilleur réalisateur.
Le film nous arrive avec Plus d’histoires en collaboration avec Photos de Minerve et retrouvez ci-dessous bande-annonce, intrigue et affiche.
La Grande Ourse est une constellation. C’est aussi un théâtre de marionnettes. C’est l’histoire d’une famille de marionnettistes : les frères Louis, Martha et Lena ; le père, qui dirige l’entreprise ; et la grand-mère qui fabrique les marionnettes. Ensemble, ils forment une troupe et montent des spectacles de marionnettes. Un jour, après un spectacle, le père meurt d’un accident vasculaire cérébral, laissant ses enfants seuls.
Voici la note du réalisateur de Philippe Garrel sur La Grande Ourse :
J’avais envie de faire un film avec mes trois enfants qui ces dernières années sont devenus acteurs les uns après les autres, dirigés par d’autres réalisateurs. Je réalise que représenter sa famille est un plaisir habituellement réservé aux peintres.
Comme mes enfants ont 22, 30 et 38 ans, il me fallait trouver une raison pour les réunir sur scène à leurs âges respectifs.
J’ai décidé de représenter une famille de marionnettistes, qui existe encore aujourd’hui. A ma naissance, avant d’être comédien, mon père était marionnettiste dans la compagnie de Gaston Baty. Mon parrain, Alain Recoing, jouait dans la compagnie.
J’ai écrit le scénario avec Jean-Claude Carrière, Arlette Langmann et Caroline Deruas Peano.
Chaque samedi, nous répétions des scènes du film et du spectacle de marionnettes. Gaston Baty a écrit ces scènes d’archives avec Eloi Recoing, l’un des fils d’Alain Recoing. Baty était membre du « Cartel des Quatre », avec Louis Jouvet, Charles Dullin et Georges Pitoëff, et écrivait et mettait en scène pour son théâtre de marionnettes.
Quand j’étais enfant, ces artistes étaient très pauvres, mais je les considérais comme des rois. J’avais envie de faire un film qui, bien que né de mon imagination, ressemble aussi à un documentaire sur ce métier. Jean-Luc Godard disait qu’un bon film de fiction doit aussi être un documentaire sur quelque chose. Dans la désintégration d’une compagnie d’artistes marionnettistes, je vois la métaphore d’un monde où les traditions se meurent.