critique vidéo du film d’horreur bizarre avec Hunter Schafer présenté à la Berlinale

Si historiquement la concurrence de Berlinale – qui cette année, pour l’instant, réserve aussi une série de surprises positives, comme on vous le dit dans d’autres vidéos – était composé de titres assez rigoureux, hors compétition et dans les autres sections il y avait souvent des films de genre intéressants. Dans l’édition 2024 de Festival du film de Berlin une horreur plutôt anormale a été rapportée, en termes de manière et de ton. Production anglo-allemande, réalisée par le réalisateur allemand Chanteur Tilman, Coq met en vedette l’actrice et mannequin américaine Chasseur Schäferconnu surtout, jusqu’à présent, pour le rôle de Jules Vaughn dans la série télévisée Euphorie.
Il raconte l’histoire de Gretchen, une Américaine de 17 ans qui quitte les États-Unis pour vivre avec son père, qui vient de s’installer dans les Alpes allemandes avec sa nouvelle famille pour travailler dans une station. Une fois arrivés à destination, Gretchen et les autres sont accueillis par l’employeur de leur père, M. König, un personnage qui montre un étrange intérêt pour la sœur de Gretchen, Alma, qui est sourde-muette. Bientôt, nous réaliserons que quelque chose de sombre est caché dans ce qui semble être un lieu touristique de conte de fées, et Gretchen sera tourmentée par des bruits étranges et des visions sanglantes jusqu’à ce qu’elle découvre des secrets choquants qui concernent également sa famille.
Voici sa première bande-annonce :

Suspendu entre thriller et horreur, empreint d’étranges suggestions vaguement lynchiennes, Coucou est situé dans une station balnéaire des Alpes bavaroises qui semble vouloir combiner le T’s Great Northern Hotelgagner des sommets et l’Académie de danse de Fribourg Suspirie, et est peuplé de personnages étranges et inquiétants, de sons mystérieux, d’apparitions effrayantes. Le style rappelle celui de la série Netflix Avec la nouvelle saveur de cerise, où se mélangent horreur inquiétante et humour noir, goût du camp et goût des choses bizarres. Singer voyage toujours sur une crête mince, le risque que tout bascule dans la farce et la bouffonnerie est toujours présent, mais il est sauvé grâce à l’ironie et à l’auto-ironie qu’il saupoudre généreusement tout au long de l’histoire, et à sa capacité à susciter une certaine tension. Et à la fin Coucou c’est aussi une histoire avec des thèmes sérieux, parlant de famille et de liens, mais capable de prendre des notes « Mon prochain amour » de Loretta Goggi dans l’une des scènes clés du film. Dans l’ensemble, il y a de quoi profiter.
Voici la critique vidéo de Cuckoo créée par Federico Gironi :