Cruella, trois visages pour l’un des méchants Disney les plus appréciés

Si nous prononçons le mot « Cruelle« Il est très probable que ces dernières années vous ayez pensé au film préquelle avec Emma Pierre et Emma Thompsonmais bien sûr le très mauvais Cruella De Vil (en original) est né bien plus tôt, entre les pages d’un romanpuis se transforme en un seul étape importante de l’animation. Cependant, il a également subi un autre redémarrage réel. Retraçons sa carrière diabolique…

Cruella De Vil dans le classique de Disney « 101 Dalmatiens »

En 1956, l’auteur anglais Dodie Smith il avait publié «  », un roman pour enfants qui arriverait en Italie seulement trois ans plus tard. Walt Disney il tombe immédiatement amoureux du sujet, le considérant parfait pour la sensibilité narrative du studio. Ainsi le film est né en 1961 101 Dalmatiensdirigé à six mains par Hamilton Luske, Clyde Géronimi Et Wolfgang Reithermanadapté de Bill Peet, l’un des piliers de l’animation Disney de l’époque, un grand artiste d’histoires. Avec un regard très caricatural qui faisait un clin d’œil pop Artcréé par le directeur artistique Ken Anderson et accepté à contrecœur par Walt au nom d’un approche plus contemporaine, le film a connu un énorme succès. Le style moderne était également présent dans l’histoire, qui ne racontait plus un conte de fées classique, mais plongeait dans la modernitéavec son méchant: sans pouvoirs magiques, elle en était une « sorcière » de tous les jours., un vampire fané et maléfique. Graphiquement conçu et animé par Marc Davisl’un des animateurs historiques des « Nine Old Men » chers à Walt, était à l’opposé de maléfique qu’il avait joué dans le précédent La belle au bois dormant. Autant elle était statique, calculée dans ses mouvements, aristocratique, autant Cruella était exagérée, grossière et agressive : ses serviteurs n’étaient pas des lutins et des trolls, mais deux criminels ridicules, Horace et Gaspar. Un mythe est né.

Cruella a déjà créé des tendances dans les années 90

Quand on pense aux actuels remake en direct des classiques animés de Disney, il est normal de considérer qu’il s’agit d’une tendance très contemporaine, et en fait ce n’est que ces dernières années que le phénomène est devenu incontrôlable. Cependant, une expérience pionnière et réussie a eu lieu en 1996 : 101 Dalmatiens – Cette fois, la magie est réelledirigé par Stephen Hereka joué cette carte et a confié à Glenn Fermer la tâche de donner vie aux couleurs sur l’écran Cruella dans la chair. Le personnage devient le manager d’un maison de haute coutureoù travaille Anita (Joely Richardson), peu avant de rencontrer Rudy (Jeff Daniels) : la suite de l’histoire est similaire, avec la naissance des nombreux petits Dalmatiens de leurs chiens, Pongo et Peggy. Incroyable que Gaspare soit là pour jouer Hugh Lauriebien avant ses débuts en 2004 dr. Maison (Horace ère Marc Williamspuis Arthur Weasley dans Harry Potter). Un nom important sur le scénario : d’ailleurs, même le défunt homme s’en est occupé John Hughes… et celui qui regarde se rend compte que l’obsession des deux voleurs maladroits est évidemment maman j’ai raté l’avion ça vient de loin…
La suite a eu moins de succès en 2000 102 Dalmatiens – Une nouvelle tournurequi a ensuite dirigé Kévin Limaavec de nouveaux scénaristes, mais toujours avec Glenn Close en star hystérique.

La Cruella noire par Emma Stone

En effet Cruelle De Craig Gillespie, histoire d’origine joué par Emma Pierrec’est un produit atypique dans le panorama des revivals Disney actuels. Certains même, à en juger par la bande-annonce et les photos, émettaient l’hypothèse que c’était plus proche de la descente aux enfers que Joker avec Joaquin Phoenix, qu’un produit pour les familles. À moitié vrai. Nous ne sommes certainement pas à ces niveaux de tristesse et de sadisme, mais Gillespie en a créé un véritable conte de fées sombreavec un regard immergé en Angleterre dans les années 1960 et 1970où les costumes du vétéran Jenny Beavan ils ont apporté au film un oscar (l’autre nomination est venue pour le maquillage et la coiffure). Les clins d’œil sont là, mais le fanservice s’efface face à un cadre sans trop de réductions. Voleuse orpheline qui a grandi avec Orazio et Gaspare, Estella est unecréatrice de mode en herbe à l’atelier de baronne sadique (Emma Thompson), mais la rivalité avec ces derniers se dessine peu à peu l’âme la plus méchante de la fille. Cruella est à nos portes.