Fire and Ashes, flop au box-office ? Ne plaisantons pas, réfléchissons au vrai problème

Le succès commercial d'Avatar : Feu et Cendres au box-office mérite une certaine attention : en Italie, le chemin d'Avatar 3 a été en outre entravé par l'explosion habituelle de Checco Zalone avec Buen Camino, mais aussi dans le reste du monde le film 20th Century Studios/Disney, le troisième acte de la saga de science-fiction de James Cameron, n'a pas réussi à atteindre ses prédécesseurs au box-office. Il ne s'agit cependant pas de prétendus « flops » ou « effondrements », mais d'une autre question : combien vaut-il la peine de continuer avec Avatar 4 et Avatar 5 que James a déjà en tête ?

Avatar 3 loin des résultats des deux premiers chapitres : quels sont les chiffres ?

Maintenant que près de deux mois se sont écoulés depuis la sortie en salles d'Avatar : Fire and Ash, la poussière est retombée, le box-office mondial est aux aguets : Boxofficemojo parle de 1.440.600.000 dollars, dont 392.214.000 aux USA. Une bombe, qui sonne pourtant comme un pétard quand on la compare à celles des premiers Avatar (2.743.577.600, 749.800.000 aux USA, rien que pour le premier release !) et Avatar : The Way of Water (2.334.485.000, 688.450.000 aux USA). En Italie, les films ont rapporté, par ordre chronologique, 65 677 844 euros (en 2010, première sortie uniquement), 44 800 000 (en 2022-2023) et 27 588 900 aujourd'hui, selon les données de Cinetel. En termes simples : si les chiffres d'Avatar 3 sont également globalement excellents, la tendance à la baisse est très marquée dans le troisième tour.
Les analystes estimaient que Fire and Ash atteindrait un milliard sept cent millions d'ici la fin de la période, mais cela ne s'est pas produit. Variety estime les dépenses de Disney pour le film à 500 millions, y compris la production elle-même et le marketing : selon la « règle des 2,5x », qui placerait la récupération du budget à 1 250 000 000 $, le film a atteint l'équilibre et assurera des revenus standards au box-office. Ce sont cependant des revenus proportionnellement inférieurs à ceux garantis par les bien moins chers Lilo & Stitch et Zootropolis 2 (coûtant respectivement 100 et 150 millions hors marketing) : en effet, ce sont les dernières aventures de Judy & Nick qui ont atteint 1 800 000 000 de dollars dans le monde ! Pas de «  » en revanche pour Avatar 3, où techniquement le mot désigne un film qui n'a pas réussi à rentabiliser son coût.
Le problème est que, cependant, aucun major ne s'aventurerait dans les annoncés Avatar 4 (2029) et Avatar 5 (2031) : il n'est pas conseillé de dépenser à nouveau le même montant, au vu de ces revenus, en rappelant également que la marque a moins de retour sur le front du merchandising, contrairement à ceux mentionnés ci-dessus. Et de nombreux observateurs sont prêts à parier que Disney va désormais reculer. C'est peut-être aussi pour cette raison que Cameron, trop expert dans le secteur pour ne pas le savoir, a rejoint le conseil d'administration de Stability AI : il a déjà déclaré qu'il étudiait les moyens de dépenser moins. S'il n'y parvient pas, sa promesse ironique de se limiter à raconter les intrigues des quatrième et cinquième chapitres, sous la forme d'un simple résumé en conférence de presse, pourrait devenir une amère réalité.