Indiana Jones et le quadrant du destin – dans les salles italiennes d’hier, 28 juin – arrivé au cinéma avec la lourde tâche de faire revivre la fortune d’une saga intemporelle, « sabordée » cependant par l’insuccès du quatrième chapitre, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. Conscient du lourd héritage, James Mangold il a alors essayé de analyser les erreurs du long métragepour tenter de corriger le tir et emballer un épilogue digne de la franchise.
Indiana Jones: Kingdom of the Crystal Skull – James Mangold analyse les problèmes de script
James Mangold il a ensuite essayé de ne pas répéter les erreurs de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristalsorti dix-neuf ans après le troisième chapitre, Indiana Jones et la dernière croisade (1989). Selon le réalisateur, l’un des problèmes du long-métrage est justement sa incapacité à gérer le temps passé, sans compter qu’Indiana Jones a désormais vieilli et n’est plus la même que dans les années 30 et 40. Mangold aurait donc préféré voir Jones plongé dans la réalité de la fin des années 50 et qu’il y ait plus de références à son passé glorieux, alors que dans le film il semble que tout le monde soit déjà projeté vers l’avenir:
La bonne chose à propos des films d’Indiana Jones est que, thématiquement, ils savent de quoi ils parlent et cela ne semble pas être le cas Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal savaient de quoi il parlait. Il vit désormais dans un monde qui l’a dépassé, et qui a trouvé de nouveaux héros en John Glenn ou Elvis Presley. Personne dans le film ne pense vraiment au passé, tout le monde est tourné vers l’avenir.
Le réalisateur confiait alors – toujours dans l’interview accordée à – qu’au départ Indiana Jones et le quadrant du destin risquait de retomber dans les mêmes erreurs du film précédent. Mangold avait en effet inséré, au sein de l’histoire, un artefact qui aurait servi de simple dispositif narratif, très semblable à une relique déjà apparue au cours de la saga. En cours de réécriture, cependant, Mangold a ressenti le besoin de intégrer « le problème du temps » dans le récit et le vieillissement d’Indiana Jones, introduisant ainsi un dispositif mécanique – le Quadrant du destin du titre – inventé par le mathématicien Archimède, capable de littéralement manipuler le temps. Une décision qui a convaincu tout le monde et qui a « ravivé la relation » entre le cinquième chapitre et la suite de la saga, comme l’a souligné le président de Lucasfilm, Kathleen Kennedy:
Indy a consacré sa vie à l’exploration du temps. Quand Jim [James Mangold, il regista] a développé ce thème, a provoqué une profonde émotion chez nous tous qui suivons cette saga depuis plus de quarante ans.
Réglé pendant la course à l’espace de 1969 – donc douze ans après le quatrième chapitre – Indiana Jones et le quadrant du destin voit le protagoniste affronter à nouveau les nazis, dirigés par Jürgen Voller (Mads Mikkelsen), qui travaille pour la NASA. Au casting, outre Harrison Ford et Mikkelsen, on retrouve Phoebe Waller-Bridge, Antonio Banderas, John Rhys-DaviesShaunette Renée Wilson, Thomas Kretschmann, Toby Jones, Boyd Holbrook Oliver Richters et Ethann Isidore. Rendez-vous donc au cinéma, pour la dernière aventure épique de l’archéologue le plus célèbre de tous les temps.