la critique vidéo du film en compétition au Festival de Berlin 2024

Outre un bon niveau moyen relatif à la valeur des films présentés, la compétition de Festival de Berlinou 2024, et le programme en général, se distingue par l’attention portée aux films insolites, courageux et innovants. C’est certainement le cas Poivrel’un des titres qui avait le plus intrigué au moment de la présentation du line-up de cette dernière édition de la Berlinale réalisée par Carlo Chatriandirecteur sortant.
Poivre c’est en fait le nom qui a été donné au seul spécimen d’hippopotame jamais tué en dehors du continent africain, qui constitue l’habitat naturel de ce pachyderme. Il a été tué en Colombie. Là, en effet, le trafiquant de drogue Pablo Escobar avait amené de nombreux spécimens de cet animal, qui se sont ensuite multipliés et ont étendu leur territoire, au point de devenir dangereux pour certains établissements humains le long du cours du Rio. Madeleinela rivière où Escobar les avait placés et qu’ils colonisèrent.
Dirigé par Nelson Carlo de Los Santos Arias, Poivre raconte cette histoire en adoptant le point de vue et la voix narrative de l’hippopotame lui-même, qui raconte son histoire de manière abstraite et métaphysique. Mais les points de vue du film changent, et l’histoire devient aussi naturaliste à un moment donné, racontant les villages de pêcheurs autour du Rio Magdalena, et même proche du genre – le genre du long métrage de créature – sur certains points. Un objet étrange, extraterrestre et curieux, qui Federico Gironi il nous dit dans celui-ci revue vidéo.