Premier projet de film qui voit ensemble un réalisateur israélien, Guy Nattiv, et une actrice iranienne dans sa première tentative de réalisation, Zar Amir Ebrahimi, Tatami – Une femme qui se bat pour la liberté, film 2023, raconte l'histoire de Leïla, une judoka iranienne qui, après avoir participé au Championnat du monde de judo avec son entraîneur Maryam est confrontée à un choix : céder aux menaces du régime de Téhéran pour protéger sa famille ou défier l'État pour qu'il poursuive son rêve et choisisse sa propre liberté.
Qu'est-ce que Tatami – Une femme qui se bat pour la liberté : l'intrigue du film
Leïla (Arienne Mandi) est une judoka iranienne qui participe au Championnat du monde de judo avec son entraîneur Maryam (Tsar Amir Ebrahimi). Leila est en excellente forme et gagne un match après l'autre, se rapprochant toujours plus du dernier duel et donc de la médaille d'or. Mais, à un moment donné, il s’avère que Leila pourrait défier un athlète israélien en finale. Pour éviter cette éventualité, les autorités de Téhéran lancent un ultimatum aux deux femmes : perdre ou simuler un blessure. Leila se retrouve ainsi obligée de choisir : plier devant les menaces du régime de Téhéran pour protéger sa famille ou défier l'État de poursuivre un rêve et de choisir sa propre liberté. Que choisira-t-il de faire ?
Comment se termine Tatami – Une femme qui se bat pour la liberté : explication de la fin
A la fin du film, Leila prend sa décision et, lassée des menaces et de l'oppression du régime, décide de concourir. Elle enlève son hijab obligatoire et combat son adversaire. Mais dévastée physiquement et psychologiquement, également par le chantage qu'elle a subi, Leila perd la rencontre. L'athlète israélienne remporte ainsi la médaille d'or, Leila une médaille de bronze. Mais immédiatement après la cérémonie de remise des prix, Leila et Maryam sont contraintes de fuir vers l'Europe car retourner en Iran signifierait une arrestation immédiate. Les deux femmes, grâce également à l'aide de la Fédération Internationale de Judo, parviennent à échapper aux agents du régime présents lors de l'événement et demandent l'asile politique à l'étranger. Plus tard, la famille de Leila parvient elle aussi à s'enfuir d'Iran dans le plus grand secret.
La véritable histoire derrière le film : ce qui a inspiré Tatami
Tatami – Une femme qui lutte pour la liberté, bien qu'il s'agisse d'un film de fiction avec des personnages fictifs, s'inspire d'événements réels. En particulier, les histoires dont il s'est inspiré concernent de vrais athlètes iraniens qui ont subi de réelles menaces et oppression de la part du régime de Téhéran, en premier lieu celle de l'athlète Saeid Mollaei qui, lors des Championnats du monde de judo 2019 à Tokyo, les autorités iraniennes lui ont ordonné de perdre la demi-finale pour éviter de rencontrer l'athlète israélien Sagi Muki en finale. Mollaei décide cependant de se rebeller et de tout dénoncer : il perd la réunion et s'enfuit en Europe. D'autres histoires dont les réalisateurs du film se sont inspirés sont celles de : Sadaf Khadem, Kimia Alizadeh et Elnaz Rekabi.