L'Immortel, réalisé par Richard Berry et produit par Luc Besson, est un film policier d'action sur la vengeance et la survie, qui se déroule dans le Marseille des années 1970. Ce qui est intéressant, c'est que le film avec Jean Reno raconte une histoire qui semble impossible, mais qui s'inspire d'un événement réel, ce qui rend la frontière entre légende et réalité de plus en plus fine.
Entre rédemption et vengeance : l'intrigue de L'Immortel
Le protagoniste est Charles « Charly » Matteï (Jean Reno), une figure puissante du grand banditisme marseillais qui, après une vie de crime, décide de s'éloigner du monde de la mafia pour repartir de zéro… mais le passé ne pardonne pas. Son ancien complice, Tony Zacchia (Kad Merad), décide de l'éliminer pour la trahison qu'il a subie et organise une embuscade dans un parking. Charly est touché par vingt-deux balles et, contre toute attente, survit. A partir de ce moment, le fragile équilibre entre rédemption et vengeance est rompu : alors qu'il tente de rester à l'écart du milieu criminel, de nouveaux drames l'obligent à retourner dans le monde qu'il avait abandonné, dans une spirale de plus en plus violente. Pour l'aider, il y a aussi une inspectrice de police, Marie Goldman (Marina Foïs), mais l'implication dans la pègre devient inévitable.
Une histoire vraie à la Gomorrhe : qui était le patron qui a survécu à 22 coups de feu ?
est basé sur le roman de Franz-Olivier Giesbert, lui-même inspiré de la véritable figure de Jacky Imbert, dit Jacky Le Mat, l'un des patrons les plus redoutés de la mafia marseillaise. En 1977, Imbert est victime d'une embuscade dans la ville de Cassis : touché par 22 balles, il réussit incroyablement à survivre. Son assassin présumé, convaincu de sa mort, avait sous-estimé sa capacité de résistance. Cet épisode a transformé Jacky en une véritable légende du crime français, à tel point qu'il a gagné le surnom qui donne au film son titre et sa force narrative.
Bien qu'il se déroule en France, il rappelle étroitement le crime européen rendu célèbre par des titres tels que Gomorra – La Série, surtout pour le ton dur et réaliste avec lequel il dépeint la violence du crime organisé. Le film entremêle dynamiques mafieuses, trahisons au sein des clans et parabole d'un protagoniste suspendu entre le désir de changer de vie et l'instinct de survie. Au centre de tout se trouve Jean Reno, parfait pour donner un visage à un patron marqué par le passé, mais obligé d'affronter un monde dont, finalement, on ne sort jamais vraiment.