l’explication du film est offerte par le réalisateur Darren Aronosfky

Vous avez été au cinéma et vous avez enfin vu La baleine?
Il est fort probable que vous en ayez discuté en sortant avec les personnes qui vous accompagnaient. Ou avec quelques spectateurs inconnus, compagnons de route du même moment de projection. Ou peut-être que seules différentes pensées s’entassent dans votre tête, à la suite des émotions vécues. Cet article n’a pas pour but de vous donner L’explication de la baleine, car il n’est pas nécessaire de le faire. Ce que l’on voit à l’écran est tout à fait compréhensible, y compris la licence poétique que l’on prend Darren Aronofsky pour fermer l’arc de l’histoire. Le réalisateur a signé des histoires beaucoup plus controversées que celle-ci et, au cas où vous ne les auriez pas vues, il est de votre devoir (d’un point de vue culturel) de récupérer ses précédents films : Mère!, Noé, Le cygne noir, Le lutteur, L’arbre de la vie, Le théorème du délire et, pour les estomacs solides, Requiem pour un rêve.

Nous avons tous convenu que la performance de Brendan Fraser? Avec ce rôle, l’acteur scelle sa difficile renaissance artistique. Dans la nuit du 12 au 13 mars, nous saurons si des trois nominations pour le Oscars Ce La baleine reçu (meilleur maquillage, meilleure actrice dans un second rôle pour Hong Châumeilleur acteur principal), du moins celle de Fraser cela se transformera en victoire. Revenant au film, le débat s’enflamme entre ceux qui se sont laissés facilement entraîner dans la psychologie des personnages et ceux qui n’y sont pas parvenus faute d’avoir apprécié certains passages de l’histoire jugés manipulateurs, comme l’optimisme et la bonté des protagoniste qui se brise sans espoir contre son destin.

La baleine : Darren Aronofsky

L’impact que La baleine suscite chez les spectateurs ne fait pas l’unanimité. A une mise en scène impitoyable, sadique et claustrophobe (le film est basé sur la pièce de Samuel D.Hunter) ajoute le réalisateur l’ancien format en 4/3 ce qui comprime davantage les espaces du plan pour réduire la possibilité d’un large éventail même pour le spectateur, dans une tentative de s’identifier à Charlie et au sifflement des poumons écrasés par sa propre cage thoracique. La plupart de ceux qui verront le film seront en larmes au fur et à mesure du générique. D’autres, en revanche, éprouveront un effet de détachement, percevant l’apogée émotionnelle du film comme excessive. Quelqu’un voudra chercher du sens dans la dernière minute du film, quelqu’un d’autre se contentera du choix du réalisateur.

Ci-dessous, en quelques mots, Darren Aronosfky offre le sens de l’histoire du film :

Je pense que The Whale est comme la métaphore de Mody Dick. Ils chassent la baleine, mais ils ne la chassent pas vraiment. Il y a un vide dans ces personnages et la seule façon de le combler est de se relier les uns aux autres. Je pense que c’est de cela dont parle le film.