L’un des plus grands réalisateurs italiens de thriller et d’horreur est décédé à l’âge de 88 ans

Le scénariste, réalisateur et écrivain est décédé à Rome le 25 novembre Aldo Lado, bien connu de tous les amateurs de films de genre italiens pour ses thrillers policiers et ses films d’horreur forts, devenus cultes. Il est né à Fiume, alors italienne, le 5 décembre 1934 et, au cours de sa carrière, comme c’était autrefois l’usage, il avait également utilisé un pseudonyme étranger, dans son cas George B. Lewisavec lequel il signera plus tard également certaines de ses œuvres littéraires.

La carrière d’Aldo Lado

Les débuts de Aldo Lado Je suis assistant réalisateur pour certains westerns italiens et pour Le conformiste de Bernardo Bertolucci. Il fait ses débuts en tant que réalisateur en 1971 avec un thriller La courte nuit des poupées de verreavec Jean Sorel et Ingrid Thulin, un début qui frappe le public et convainc la critique et qui est aussi la première de ses nombreuses collaborations avec Ennio Morricone pour la bande sonore. Un autre thriller suit l’année suivante, avec un décor vénitien, Qui l’a vue mourir ?, un mystère d’horreur très évocateur avec un casting international qui comprend George Lazenby et Anita Strindberg, mais aussi Alessandro Haber, et qui sort avec une interdiction aux enfants de moins de 18 ans, étant donné que l’intrigue implique un tueur en série de filles. ça date de 1973 Enterré vivant, avec Agostina Belli, un mélodrame costumé basé sur un roman feuilleton. Après Cousintiré du roman du même nom de Ercole Pattiavec Massimo Ranieri, je donne il signe un film de viol et de vengeance d’une extrême violence qui devient l’un de ses films cultes et rappelle les premiers travaux de Wes Craven: Le dernier train de la nuit, avec Flavio Bucci entre autres, toujours interdit aux mineurs de moins de 18 ans et vu avec une sévérité moraliste par les critiques italiens de l’époque précisément à cause des scènes de violence. En 1976, L est sorti‘dernière fois, toujours avec Massimo Ranieri, soutenu cette fois par Eleonora Giorgi. 1979 est l’une des rares incursions italiennes dans la science-fiction, L’humanoïde, avec un casting international et des ambitions déclarées qui ne sont pas mieux soutenues par le budget dont il dispose. ça date de 1981 Désobéissancetiré du roman du même nom de Alberto Moravie, avec Stefania Sandrelli. Ses films suivants sont moins populaires, le dernier en date étant, après une décennie d’inactivité, La Nocturne de Chopin, de 2012, avec des acteurs non professionnels, le réalisateur Roger Fratter et quelques critiques de cinéma italiens, admirateurs de son travail dans le genre. Une meilleure chance vient à toi Aldo Lado ces dernières années avec son œuvre littéraire, très chargée depuis 2016, dont Le Dogue, signé de son pseudonyme historique, plusieurs fois récompensé en 2019. Deux livres ont été consacrés à son parcours, un italien en 2019 « Aldo Lado » (Bietti) et un français en 2020, « Conversations avec Aldo Lado », né d’un entretien avec la journaliste Laure Charcossey. En ligne, vous pouvez retrouver de nombreuses interviews données par le réalisateur, et même certains de ses films.