Le film d’animation australien Arkie et la Magie des Lumières part d’un roman graphique, s’intéresse volontiers à Coraline, et peint un monde fou mais narrativement cohérent et touchant.
La petite fille Arkie est la fille adoptive du poulpe Blister. Oui, vous avez bien lu. Nous sommes sur un planète alienoù les poulpes sensibles ont la capacité de générer et de préserver la vie naturelle : Blister reste à l’écart du chaos Ville de lumière, et cultive sa péninsule avec amour, tandis qu’Arkie tente de suivre les traces de son père. Arkie n’est pas entièrement humain : il a un tentacule au lieu d’un bras, il lui manque un œil, elle se rattrape avec beaucoup d’inventivité et d’envie de vivre. Mais quand Blister sera kidnappé et emmené en ville par les voyous du Dr DéceptionArkie grâce à l’aide de Lapin drôle Et Œuf quittera son monde pour une aventure dangereuse… qui révélera quelque chose sur le sien identité.
J’ai volontairement consacré quelques mots de plus que d’habitude à l’intrigue de celui-ci. Arkie et la magie des lumières: jusqu’au dessin animé australien signé par Ricard Cusso Et Tania Vincent (avec ce dernier supervisant les animations) retrace les thèmes et messages typiques de ce type de produit, il le fait avec un liberté narrative et visuelle ambitieuse et admirable, qui regarde un peu au-delà de l’horizon habituellement timide des productions animées à petit budget. Le film n’est pas né de rien, mais de roman graphique « Scarygirl » de Nathan Jurevicius, démarré en 2008 et déjà transposé en jeu vidéo d’action par Square Enix en 2012, pour Windows, Xbox 360 et PS3. Nous sommes donc confrontés à une marque multimédia que son auteur a pourtant très bien gérée, faisant toujours tout tourner autour de son protagoniste. Dans le jeu vidéo, le tentacule était le moyen permettant d’effectuer des évolutions. Dans un film, c’est-à-dire dans une expérience narrative linéaire, Le corps étrange et inclassable d’Arkie c’est le pivot symbolique d’une histoire aux multiples facettes sur l’acceptation de soi, la parentalité, la science hors de contrôle, l’exploitation des ressources naturelles.
Juste au moment où tu imagines qu’un film « mineure » comme, comment Arkie et la magie des lumières vous jouez en défense, dans le bunker de la compétition en catimini des maisons plus nobles, vous vous surprenez à apprécier le des nuances de gris qui remplacent le noir et le blanc: les motivations du méchant (en original Sam Neil!) sont une dégénérescence d’une douleur compréhensible, tout comme certains mensonges de Blister visent un bon but mais peut-être qu’Arkie méritait plus de franchise. Les mêmes compagnons de voyage, Bunny Buffo et Ovetto, aident d’abord la jeune fille uniquement parce qu’ils ont été anticipés dans l’enlèvement de la pieuvre, tant convoitée par le docteur Deception, alors qu’ils tentaient de rembourser une dette de jeu. Bon dans l’âme donc, mais potentiellement dangereux en raison du manque de perspectives. Entourée de ce récit peu original mais pas paresseux non plus, la protagoniste gagne en force et rien dans son apparence et son parcours n’est gratuit à la fin de l’histoire. Le scénario de Matt Everit, Cristin O’Carroll, Les Turner est satisfaisant et Polly Watkins, auteurs de l’adaptation de l’œuvre de Jurevicius, décorateur du film.
Considérant également que l’équipe derrière Arkie et la magie des lumières ne peut pas compter sur la main-d’œuvre d’une grande entreprise, l’engagement sur variété de formes est remarquable, tant dans le paramètres (naturel et urbain presque cyberpunk), aussi bien en création de personnages gratuite, pour un casting varié où de multiples influences se font sentir, de l’anime au design burtonien, en passant par Disney. Et où les personnages évoluent de manière expressive dans le sillage d’un stop-motion simulé par CGIfaisant un clin d’œil à Selick Coraline. Comparaison sacrée ? Nous n’écrirons pas que ces niveaux de finesse sont atteints, mais ici nous ne voulons pas voler bas. Certes, Arkie et la Magie des Lumières présuppose que l’on accepte son extrême facilité caricaturale, car il ne fait pas l’effort d’être « gentil » ou captivant au premier regard. Cependant, quiconque lui donnera une chance en sera impressionné. la solidité des différents aspects créatifs et la manière dont ils sont fusionnés.