Stranger Things ne « copie » pas Harry Pottermais utilise la même structure narrative. Deux mondes très éloignés par le décor et le ton, Hawkins et Poudlard fonctionnent pourtant selon des règles étonnamment similaires.
Au centre, il n’y a jamais de pouvoir lui-même. Voilà le groupe. Il y a le lien entre le héros et le méchant. Il y a surtout l’idée que le mal ne surgit pas de rien, mais d’un traumatisme qui ne cesse de croître dans l’isolement.
1. Nous ne gagnons qu’ensemble
Dans les deux sagas, personne ne gagne seul. Harry sans Ron et Hermione n'arriverait jamais au bout. De même, dans Stranger Things, chaque tentative individuelle d’affronter le mal mène à l’échec. Le groupe n’est pas une ébauche narrative, mais la seule véritable forme de résistance.
L'amitié n'est pas décorative, c'est une stratégie de survie. C’est ce qui empêche les protagonistes de devenir comme leurs ennemis, qui agissent toujours dans la solitude.
2. Le lien entre héros et méchant
Harry et Voldemort sont liés par une connexion physique et mentale. Will et Vecna fonctionnent de la même manière. Le protagoniste porte en lui une trace de mal, ce qui le rend plus vulnérable, pas plus fort.
Ce lien n’est pas un avantage, mais un fardeau constant. Et sans le soutien du groupe, il serait impossible de perdurer.
3. L’élu fragile
Harry et Will bouleversent le mythe du héros invincible. Ils sont importants non pas parce qu’ils dominent la situation, mais parce qu’ils en sont affectés. Ils sont perméables à la douleur, marquée par le traumatisme, continuellement exposée. Leur fragilité n’est pas une limite de l’histoire, elle en est le cœur.
4. Des monstres qui se nourrissent de douleur
Les Détraqueurs, Voldemort et Vecna fonctionnent de la même manière : ils ciblent les blessures ouvertes. On ne gagne pas par la force brute, mais en s'isolant, en revivant les pires souvenirs, en rompant les liens. Et ce n'est pas un hasard si, tant dans Stranger Things que dans Harry Potter, le salut vient toujours d'une émotion positive : une chanson préférée, une voix amicale, une présence qui nous ramène à la réalité. Bref, quelque chose qui vient d'un heureux souvenir.
Stranger Things et Harry Potter racontent la même histoire en utilisant des symboles différents. Une histoire sur la croissance, la peur et les liens. Il ne s’agit pas de monstres ou de magie, mais de ce qui se passe lorsque le monde cesse d’être un endroit sûr.
Au final, le message est identique : il n’est pas nécessaire d’être le plus fort. Vous ne devez pas être seul lorsque vient le temps de choisir votre camp.