Un laboratoire de méthamphétamine caché dans les Everglades, une opération antidrogue qui se termine dans le chaos et un alligator qui, par pur hasard, finit par ingérer une dose massive de drogue. C'est ainsi qu'est né Methgator, le film réalisé par Christopher Ray et produit par The Asylum, qui pousse à l'extrême l'idée du soi-disant, en le transformant en une version exagérée, absurde et grotesque. Le monde du cinéma regorge de créatures incontrôlables, mais cette fois le danger vient d'un prédateur résolument « altéré ».
Un alligator se drogue et sème la panique : l'intrigue de Methgator
Au cœur des Everglades de Floride, le shérif Williams (Bruce Peoples) mène une opération antidrogue contre un réseau criminel local, qui utilise une île isolée comme base pour la production de méthamphétamine. Le raid mène à la découverte du laboratoire et à son démantèlement mais, dans le chaos, un gigantesque alligator ingère accidentellement une grande quantité de drogue. L'effet est immédiat : l'animal devient extrêmement agressif et imprévisible, se transformant en une menace mortelle pour toute personne se trouvant à proximité. Pendant ce temps, la zone se prépare à des célébrations publiques qui risquent de tourner au drame, tandis que les autorités tentent de garder le silence pour éviter la panique. Lorsque le fils du shérif, l'officier Dante Williams (LaRonn Marzett), retourne également en Floride pour participer à l'enquête, il se retrouve dans une course contre la montre pour arrêter la créature avant qu'il ne soit trop tard.
La réponse de l'asile à Cocainorso (mais il y a de vraies nouvelles derrière)
Derrière Methgator, croyez-le ou non, il n'y a pas qu'une imagination débordante ni une idée extrême du cinéma à petit budget. Il y a aussi une chaîne d'inspiration qui commence à partir d'une véritable actualité et se termine directement sur le territoire du mockbuster. Le film s’inspire en fait non pas d’une histoire vraie de reptiles incontrôlables, mais de rumeurs circulant en 2019 sur de prétendus alligators drogués. Le tout suite aux recommandations publiques des autorités américaines sur l’élimination de la méthamphétamine. Il n’était notamment pas recommandé de jeter la substance dans les toilettes, pour éviter que les alligators ne l’ingèrent et ne deviennent hyper-agressifs. Une théorie ensuite démentie par les experts, qui ont qualifié l’idée de scientifiquement infondée (lire = ridicule).
Mais à partir de là, l’imagination a fait le reste : un storyboard créé comme une blague sur les réseaux sociaux et un scénario signé par l’écrivain Brett Taylor ont peu à peu donné forme à l’idée d’un alligator devenu incontrôlable après avoir ingéré de la drogue. Le résultat est la marque classique d’Asylum : prendre une idée virale et la transformer en une version encore plus extrême des superproductions hollywoodiennes. c'est la réponse directe à des films comme Cocainbear (dans lequel un ours ingère de la drogue et déclenche le chaos) et la saga Sharknado (où des milliers de requins font des victimes sur les plages de Santa Monica). Ici la formule est la même, mais avec un changement de protagoniste plus « à sang froid » !