Nous avons parlé à plusieurs reprises de la Cancel Culture, en disant que cela nous semble absurde et incompréhensible. Mais nous trouvons tout aussi inutile et nuisible toute tentative de critique d’un film sorti depuis des décennies et devenu culte, surtout si la critique est négative et porte sur des éléments d’importance secondaire. Être ciblé par les opposants habituels était, nous dit Screenrant, Le bon le mauvais et le laid De Sérgio Léonequi consacre le mythe de Clint Eastwood.
Le Bon, la Brute et le Truand : Construire un mythe
Sorti en 1996, Le bon le mauvais et le laid est le dernier chapitre de Trilogie du dollar ou encore La trilogie L’Homme sans nomégalement formé depuis Pour un tas de dollars et de quelques dollars de plus. Eastwood il a joué dans chaque chapitre, incarnant l’homme sans nom, habillé de la même manière (sarape, gilet et chapeau) et joué de la même manière par l’acteur. En réalité, le réalisateur n’avait pas en tête de faire une trilogie, et Le bon le mauvais et le laid c’est une sorte de préquelle. Les Américains ont qualifié les trois films de Westerns Spaghetti et ont été impressionnés par les splendides bandes sonores de Ennio Morriconequi il connaissait Lion depuis l’enfance. Pour plusieurs personnes Le bon le mauvais et le laid c’est le meilleur film des 3, tant pour la performance de Eli Wallach, Lee Van Cleef et de même Eastwood, et pour la séquence finale, le soi-disant triello, qui est l’une des plus belles scènes de l’histoire du cinéma. La toile de fond de l’histoire est la guerre civile américaine et le film tourne autour de la disparition d’un coffre de 200 000 dollars en or volé à l’armée confédérée.
Lorsqu’il a réalisé le film, et surtout lorsqu’il a écrit le scénario, Sérgio Léone il s’est longuement concentré sur les personnages, qui sont pourtant bien caractérisés. Le réalisateur accordait moins d’importance au contexte historique, et c’est cette négligence, si l’on peut la considérer comme telle, qui a déchaîné le super expert de la guerre civile américaine. Gary Adelmanqui n’a tout simplement pas encore obtenu les armes utilisées par Eli Wallach & Cie. Adelman il a également identifié des inexactitudes dans la scène de l’effondrement du pont, et dans une vidéo Insider il explique quelles sont les erreurs les plus flagrantes, attribuant finalement une note de 2 (sur 10) à Le bon le mauvais et le laidévidemment uniquement en ce qui concerne la vérité historique.
Le bon, la brute et le truand : pourquoi l’expert donne un 2 au film
La première inexactitude soulignée par Gary Adelman concerne le pistolet Gatling, utilisé pendant la guerre civile, mais apparu pour la première fois en 1862 et n’a jamais été utilisé au Nouveau-Mexique, où Le bon le mauvais et le laid est réglé. Et même au cours des trois années suivantes, on n’en a pas vu beaucoup. Même l’artillerie lourde n’était pas aussi répandue, et pourtant elle est très présente dans le film.
L’expert n’aime pas l’esplanade de pierre où se déroule le triello final, et la scène dans laquelle un pont explose n’est pas non plus réaliste, car il s’agissait d’une tâche vraiment difficile pour laquelle seuls des soldats qui étaient en même temps ingénieurs ont été confiés, et il ne nous semble pas que la blonde et le turc ils étaient. Enfin et surtout, pendant la guerre entre Sudistes et Nordistes, il y avait rarement des combats pour un pont. Les moyens de transport et les rivières étaient plus convoités.
L’analyse de Gary Adelman c’est précis et pourrait finir dans le quiz de Le bon le mauvais et le laid, mais que sont quelques mauvaises armes par rapport à la beauté du film ? Rien, absolument rien, aussi parce que tout ce qui touche aux westerns de Sérgio Léone cela fait partie de son mythe, pour le meilleur ou pour le pire.