Critique de L'Amour Ouf

Violence et amour, mélodrame et crime entre misère sociale et industrie en crise. L'amour ouf est le deuxième film réalisé par l'acteur Gelles Lellouche, présenté en compétition au Festival de Cannes. La critique de Mauro Donzelli.

Eros et Thanatos, l'amour et la mort, tous deux exprimés avec une violence aveugle assumée comme préventive, imparable. Forme instinctive de communication qui implique destruction, vengeance imposée par l'éloignement de la perspective de cet amour reconnu comme seul objectif de la vie. Mais pour y arriver, que d'effort dans le mélodrame implacable, violent et dégoulinant, cette tendresse folle et infantile de ceux qui donnent des coups de pied avec une fureur aveugle quand la tétine tombe à terre. Combien d’efforts faut-il pour revendiquer la domination de l’amour par-dessus tout, en jonchant le chemin de victimes collatérales. Gilles Lellouche suit ses débuts, la comédie drôle et légère sur le chlore 7 hommes trempantavec un comédie romantique et musicale ultra-violente». Un petit sous-titre le revendique L'amour oufcomplet avec un cœur, strictement anatomique et dégoulinant de sang, aorte en vue pour le confirmer.

Lellouche se rapproche des territoires criminels de certains de ses films les plus significatifs en tant qu'acteur, en adaptant le roman policier social inquiet à un contexte portuaire britannique Jackie aime Johnser, d'accord ? de Neville Thomson, accompagné d'un scénariste très éloigné de lui comme Audrey Diwanlauréat du Lion d'Or en tant que réalisateur pour Le choix d'Anne. Entre Irvine Welsh et Guy Ritchie, traversant la Manche pour s'installer dans le nord de la France, au bord d'une mer peu romantique et très industrielle, maintenant le Saveur anglo-saxonne de punch, de charbon, de misère sociale et de criminalité très faible.

Nous sommes dans les années 80. Jackie et Clotaire sont à l'école. Elle étudie, tandis qu'il se promène avec sa compagnie avec un destin déjà scellé : le demi-bandit. Propre lorsqu'ils reconnaissent la même arrogance dans le confort de la vie et tombent amoureux, leur destin les sépare. Lui finisce in carcere per dieci anni per qualcosa che non ha fatto, ma ha taciuto difendendo i suoi compagni, lei cerca faticosamente di costruirsi una vita adulta tradizionale, anche se la rabbia dolorosa di averlo perso e dovuto dimenticare – senza successo – l'accompagna toujours. En tant qu'adultes, ils sont Adèle Exarchopoulos Et François Civil, deux des meilleurs trentenaires du cinéma français, dans des rôles aussi répugnants que cela ne s'est peut-être jamais produit dans leur carrière. pouquoi c'est difficile de sympathiser autant avec eux et leur amourau moins pendant quelques heures sur à peine trois heures, dans un film d'une grossièreté exhibée, à cœur ouvert, au sens ventriculaire et moins poétique. Brutal, excessif, il passe d'un réalisme très sombre à des éclairs de lyrisme de carte postale qui laissent sans voix.

Aucune demi-mesure ne nous accompagne, spectateurs, débordant à gauche et à droite, d’une tachycardie narrative qui ne laisse jamais se reposer un rythme tranquille. De sorte que au final on se retrouve dans le doute de l'admirer, cette insouciance de Lellouche sans demi-mesure, entre coups de poing, sang et amour vomi comme sur une enseigne de peinture sous la maison, agrammaticale aussi. Reste à attendre de comprendre si les groupes sanguins de ces deux obsédés sont compatibles, si peut-être quelque chose de bon sort de la combinaison de leur agitation au bout des trois heures. Si des morceaux se perdent, dans une histoire qui semble toujours sur le point de s'effondrer sur elle-même, cela vaut au moins la peine de rester pour comprendre si après la pluie vient l'arc-en-ciel, si on leur pardonne vers un coucher de soleil aux couleurs ringardes.

L'amour? Pouah. Quelle douleur.