Kill est un thriller claustrophobe qui transforme un voyage en train ordinaire en une bataille acharnée. Mais derrière l'histoire d'Amrit et des dacoits se cache quelque chose d'étonnamment réel : l'idée du film est née d'une expérience directe vécue par le réalisateur Nikhil Nagesh Bhat alors qu'il était encore étudiant.
Kill : l'intrigue du film indien avec Laksh Lalwani
Amrit Rathod (Laksh Lalwani) est un commando du NSG, les forces spéciales indiennes, amoureux de Tulika, fille d'un riche entrepreneur. Lorsqu'il découvre que la jeune fille est sur le point d'être mariée de force à un autre homme, il décide de monter à bord du train pour New Delhi avec son ami et collègue Viresh, pour tenter de la convaincre de s'enfuir avec lui. Cependant, le voyage prend une tournure dramatique lorsqu'un groupe de dacoits, terme utilisé en Inde pour désigner des bandes de bandits armés, monte à bord du train dans le but de voler les passagers.
A leur tête se trouvent Fani et son père Beni, des criminels experts qui ont organisé l'attaque pour frapper quelques voitures et prendre possession des biens des voyageurs. Lorsque la situation empire et que les personnes à bord sont menacées, Amrit décide de réagir. C'est le début d'une lutte pour la survie très violente, menée dans l'espace étroit des voitures. Dans le film, en effet, toute l'action se déroule à l'intérieur du train, transformant les couloirs, les portes et les compartiments en un labyrinthe dont il semble impossible de sortir.
L'histoire vraie derrière Kill : le braquage vécu par le réalisateur
L'idée du film est venue d'un épisode que Nikhil Nagesh Bhat n'a jamais oublié. Entre 1994 et 1995, alors qu'il était étudiant et voyageait fréquemment entre Patna et Pune, le futur directeur était à bord du Bombay Janta Express. Au cours d'une nuit de voyage, Bhat s'est endormi dans son compartiment. À un moment donné, le train s'est arrêté dans un endroit qui n'était pas une gare normale et, à son réveil, le jeune homme a vu la police autour des wagons. Il découvre ainsi qu'une trentaine de dacoits avaient attaqué et dévalisé un wagon de seconde classe, juste à côté de celui dans lequel il dormait.
Le plus incroyable, c'est que Bhat n'a rien remarqué. Dans son carrosse se trouvaient également des soldats du camp militaire de Danapur, qui ont commenté l'incident en disant que si les voleurs avaient tenté d'entrer dans leur compartiment, ils auraient réagi. Cette nuit est restée gravée dans la mémoire du réalisateur pendant des années. Bhat a déclaré qu'il avait conservé l'idée jusqu'à ce qu'il commence enfin à écrire le film en 2016. Le véritable vol, cependant, était très différent de celui montré dans le film.
Aucun commando ne s'est lancé dans une furieuse bataille contre les bandits et la violence de Kill est une construction cinématographique. Bhat a pris un point de départ réel et l'a transformé en une action extrême, imaginant ce qui se passerait si un groupe de criminels rencontrait quelqu'un capable de riposter dans le train. La claustrophobie de la période pandémique a ensuite contribué à la forme finale du scénario : le réalisateur a commencé à écrire le film pendant le confinement, transformant ce sentiment d'isolement et d'impuissance en une histoire brutale.
42 meurtres et 140 litres de faux sang
Si l'histoire vraie derrière le film est bien plus calme que celle racontée à l'écran, la production a décidé de pousser la violence à l'extrême. Le producteur Guneet Monga a révélé que Kill contient 42 meurtres différents et qu'environ 140 litres de faux sang ont été utilisés pendant le tournage. Les acteurs ont également fait face à une préparation physique très exigeante : Lakshya et les autres interprètes impliqués dans les scènes d'action se sont entraînés pendant des mois aux arts martiaux, à la chorégraphie et au combat, justement pour rendre crédibles les combats dans les espaces extrêmement confinés du train. Le résultat est un film qui prend un véritable vol dont le réalisateur a indirectement été témoin et le transforme en un cauchemar à grande vitesse.