le secteur envisage l’avenir avec un optimisme prudent

. Ainsi se termine le discours de la sénatrice Lucia Borgonzoni, sous-secrétaire d'État au Ministère de la Culture, à l'occasion de la conférence de presse convoquée par Cinetel sur les données du marché cinématographique de l'année écoulée. Borgonzoni souligne clairement l'importance des cinémas en les définissant. La défense des cinémas par le Gouvernement est donc un signal fondamental pour poursuivre le travail de facilitation qui vise, à travers des modernisations structurelles et des services publics, à garantir la solidité du lieu unique où vivre collectivement le précieux rituel cinématographique.

Simone Gialdini et Davide Novelli, respectivement président et directeur général de Cinetel (une société qui détecte et analyse en temps réel les recettes et la fréquentation des cinémas en Italie), ont ensuite pris la parole pour dresser un bilan global de l'état de l'exploitation des cinémas à la fin de 2025. Des représentants des médias, de l'industrie et des professionnels institutionnels étaient présents dans la salle.

Après les difficultés liées à la pandémie et les effets prolongés de la grève d’Hollywood, 2024 avait entamé une lente reprise, tandis que 2025 confirmait une croissance modérée de la fréquentation des cinémas, soutenue surtout par de grands événements cinématographiques et quelques titres nationaux capables d’attirer un public plus jeune.

Cinémas et productions italiens

L’une des questions centrales ressortant de l’analyse concerne le rôle des cinémas dans le nouvel écosystème audiovisuel. Courant 2025, les exploitants ont réitéré l’urgence de politiques coordonnées en matière de programmation, pour éviter les concentrations excessives de sorties et les longues périodes sans titres attractifs. La salle a été reconnue comme une garnison culturelle et sociale, comme l'a souligné le sous-secrétaire Borgonzoni, notamment dans les territoires périphériques, mais elle a continué à souffrir en termes de durabilité économique.

Du point de vue de la production, le cinéma italien a confirmé en 2025 une bonne vitalité artistique, démontrée par sa présence dans les principaux festivals internationaux. Cependant, au cours de la conférence, la demande d'une plus grande stabilité réglementaire a fortement émergé, notamment en termes de crédit d'impôt et de mécanismes de soutien public, jugés cruciaux pour garantir la continuité industrielle et l'attractivité internationale.

Le jeune public est le véritable test

Un autre point clé concerne le renouvellement générationnel du public. Les données indiquent l'intérêt croissant des jeunes et l'usage traditionnel du cinéma, qui peut être cultivé à travers des initiatives d'éducation à l'image, des prix subventionnés et une communication plus proche des langues des nouvelles générations.

Dans l’ensemble, 2025 a été configurée comme une année de consolidation partielle, au cours de laquelle la reprise amorcée au cours des deux années précédentes ne montre pas une normalisation complète du marché, mais la direction laisse des marges d’amélioration. La concurrence des plateformes, la fragilité économique des salles et la nécessité d’une vision industrielle partagée restent des questions ouvertes.

De l’analyse finale émerge une prise de conscience commune : le cinéma en 2025 n’était pas dans une crise irréversible, mais il n’était pas non plus définitivement relancé. Le secteur a fait preuve de résilience, mais a également souligné l'urgence de choix structurels, de coordination entre les acteurs de la chaîne d'approvisionnement et d'investissements ciblés pour affronter les années suivantes avec plus de solidité.