Dynamique, pop, mais aussi profondément ancré dans les émotions de ses protagonistes. Rosa Elettrica – En fuite avec l'ennemi a fait ses débuts le 8 mai dernier sur Sky e en streaming MAINTENANT apportant avec lui une identité hybride et surprenante. Un « crime léger sur la route », comme on l'a défini, qui mêle action, thriller et comédie mais qui trouve sa véritable force dans le récit générationnel, dans la fragilité et l'insécurité de ses personnages. A l'occasion du lancement, nous avons rencontré le réalisateur Davide Marengo et Giordana Mari pour entrer au cœur de la série, entre défis de production, choix stylistiques et approche de l'écriture qui bouleverse les perspectives consolidées.
L'intrigue et le casting de Rosa Elettrica
Produite par Sky Studios et Cross Productions et librement inspirée du roman de Giampaolo Simi, la série suit l'évasion de Rosa, une jeune agente infiltrée interprétée par Maria Chiara Giannetta, et de Cocìss, un baby boss de la Camorra interprété par Francesco Di Napoli. Unis uniquement par les ennemis qui les poursuivent, les deux traversent l'Italie dans une course contre la montre qui les amènera à affronter non seulement le danger extérieur, mais surtout le danger intérieur. Le casting comprend également Elena Lietti, Antonia Truppo, Pasquale Esposito, Federico Tocci et Francesco Foti.
Les thèmes et enjeux d'une série qui mélange les genres
Au centre de l'histoire se trouve une protagoniste atypique : Rosa n'est pas une héroïne invincible, mais une trentenaire aux prises avec des peurs, des insécurités et un sentiment constant d'inadéquation. C'est justement cette dimension générationnelle qui est l'un des éléments les plus forts de la série, comme nous l'a dit Giordana Mari qui dirigeait une salle d'écrivains entièrement féminine. Dans un genre souvent associé à un regard masculin comme le crime, Rosa Elettrica choisit de mettre au centre une perspective différente, capable de raconter la vulnérabilité sans renoncer au rythme et à la tension.
En ce sens, l'un des dispositifs les plus originaux qui ont également émergé au cours de notre entretien est celui de la « fille Rose » : véritable personnification de sa voix intérieure (interprétée par la très jeune Margherita Pantaleo) qui dialogue avec elle, mettant en scène les doutes, les peurs et les contradictions. Mari nous a expliqué la fonction de cet élément narratif qui est aussi une clé d'accès émotionnel qui permet au spectateur d'entrer dans l'esprit du protagoniste. La série joue alors continuellement avec les genres, mêlant des moments d’action intense à des passages plus intimistes et réfléchis. Un défi non seulement d'écriture, mais aussi de réalisation, comme nous l'a expliqué Davide Marengo, qui s'est mis à l'épreuve en valorisant également les différents lieux traversés par les protagonistes.
Après des débuts avec les deux premiers épisodes, la série revient avec deux nouveaux épisodes sur Sky et NOW tous les vendredis jusqu'au 22 mai, pour un total de six épisodes.
Regardez Electric Rose – En fuite avec l'ennemi MAINTENANT !