Hé bien oui, Je me souviens ce n’est que sa deuxième oeuvre, si l’on veut vraiment compter la pépite autoproduite qu’elle est comme le premier film suivant. C’était en septembre 2000 quand Je me souviens il a été présenté en première mondiale à la Mostra de Venise puis sorti en salles en Italie en 2001 et aux USA quelques mois plus tard. Ce film c’était pour Christophe Nolan le début d’un voyage cinématographique vers la flexion obsessionnelle du temps pour expérimenter de nouvelles formes de narration. De nombreux fans inconditionnels de l’écrivain et réalisateur pensent encore que, malgré Création, Interstellaire ou gardience petit film indépendant intitulé Je me souviens continue d’être son meilleur travail.
Guy Pearce parle de Christopher Nolan et de son expérience sur Memento
Il avait 33 ans Guy Pearce quand il a obtenu le rôle principal dans Je me souviens. L’acteur britannique qui a grandi en Australie avait derrière lui des décennies d’expérience, dont les deux films les plus connus étaient Priscille, reine du désert Et LA Confidentiel. Il n’était pas le premier choix pour Je me souviensmais heureusement pour lui Brad Pitt, Aaron Eckhart, Charlie Sheen Et Thomas Jeanne ils ont tous refusé, pour une raison ou une autre. Dans une récente interview avec la station de radio Sirius XM, Pearce dit ces mots rappelant cette expérience à propos de Christophe Nolan:
Mon agent m’a envoyé le script et m’a dit « ah, le film va quand même à l’envers ». Ah, eh bien, merci de me l’avoir fait savoir, ça m’aide à savoir. J’ai vu Follow puis j’ai rencontré Chris et je me suis dit, mec, je voulais vraiment faire ce film. Je savais qu’ils considéraient d’autres acteurs avant moi, de Brad Pitt à d’autres enfants fabuleux. J’étais persuadé que je n’avais aucune chance, mais c’est vrai que pour eux faire Memento pouvait représenter un risque professionnel. Ils sont tous passés. Et je… je suis là ! Je le fais!
Je me souviens que nous avions une fenêtre de 25 jours pour le tournage. Toutes les parties en noir et blanc du film devaient être tournées ces derniers jours. Je répétais ces scènes tout seul dans ma chambre d’hôtel le week-end. J’ai dit aux producteurs qu’il n’était pas possible de faire toutes ces scènes en deux jours. A un moment l’un d’eux m’a dit « On a un cadeau pour toi : on peut tourner 26 jours ». Nous avons réussi à avoir trois jours pour ces tournages. C’était quand même un grand stress, car les parties en noir et blanc représentent presque la moitié du film.
Christopher Nolan est une personne incroyable avec qui travailler. Il a été l’un des premiers à m’étonner par ses compétences techniques et cinématographiques, ainsi que par sa capacité à articuler des situations délicates et émotionnelles. J’étais extatique.
Guy Pearce dans le film qu’il joue Léonard Shelby, un homme qui porte des vêtements coûteux, conduit une Jaguar et vit dans un hôtel modeste, payant tout en liquide. Qui il est ou ce qu’il a fait, il ne sait pas précisément non plus parce qu’il souffre d’une perte de mémoire à court terme. Impossible de conserver des informations en mémoire pendant plus de quinze minutes. Il tourne tout le temps des polaroïds et écrit tout ce qui se passe, en l’épinglant sur des post-its et sur son corps avec des tatouages qui l’aident à se souvenir. Grâce à ce système, il sait que deux hommes ont violé et tué sa femme Catherine et qu’ils lui ont causé le traumatisme mnémonique en le frappant à la tête. Son seul but est de les traquer pour se venger.
Il ne peut faire confiance à personne, pas même à son ami policier Teddy Gamel (Joe Pantoliano) ou amant Nathalie (Carrie-Anne Moss). Ce qui rend le film unique, c’est l’ingénieuse narration à rebours de l’histoire.
Sous le première scène de Memento.